Dans un contexte mondial perturbé, dans un pays qui n'en finit pas de chercher sa place dans une Europe qui a bien du mal à se construire, la Mission Bretonne continue discrètement de vouloir être un havre de paix, où il fait bon se retrouver dans une ambiance fraternelle, pour s'aider, si besoin et dans la mesure du possible, à rester sereins ou retrouver la sérénité au milieu de réalités pas toujours faciles à vivre.
Le coup d'envoi de la saison a été donné le dimanche 15 septembre par une rencontre « Évangile et Vie ». Cette rencontre consiste à reprendre simplement les textes liturgiques du jour pour chercher en quoi ils peuvent nous aider à vivre nos réalités au quotidien. Ce 15 septembre, Ben Sirac le Sage livrait ses réflexions » Rancune et colère, voilà des choses abominables où le pécheur s'obstine... Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme, comment peut-il demander à Dieu la guérison ? S'il n'a pas de pitié pour un homme, son semblable, comment peut-il supplier pour ses propres fautes ?... ». Ces interrogations venaient souligner les paroles du Christ. dans l'évangile du jour (Mt 18 21-35). A Pierre qui lui demande: « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? », Jésus répond : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois mais jusqu'à soixante-dix sept fois sept fois ». Et Jésus commente sa pensée par une parabole où un serviteur obtient que son maître lui remette une dette dix mille talents (60 millions de pièces d'argent) et qui refuse à un collègue de patienter pour une dette de cent pièces d'argent et le fait mettre en prison. Du coup, le maître le fait mettre lui-même en prison. Jésus conclut : « C'est ainsi que mon père du ciel vous traitera si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur ». Ne nous-a-t-il pas appris à dire dans le Notre Père : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ».
Là-dessus, l'échange qui suivit fut intéressant du fait que les participants ont apporté des faits vécus personnellement pour reconnaître que ce n'est pas toujours de pardonner mais qu'on n'est vraiment en paix lorsqu'on a réussi à le faire ; l'actualité conflictuelle mondiale, où haines et vengeances dominent notre monde, fut évidemment évoquée ; comment y faire face ? Nous nous sentons impuissants ! Il reste à ceux qui sont convaincus que seul l'amour peut vaincre la Haine d'être de plus en plus nombreux à vouloir vivre cet Amour que le Christ a vécu jusqu'au don de sa vie...
Le dimanche 22 septembre a eu lieu le premier fest-deiz de la saison ; ce fut, évidemment, un autre style de rencontre mais qui rejoignait tout de même la première par son but : vivre pendant quelques heures la joie d'être ensemble. Je suis d'ailleurs intervenu quelques minutes pour souhaiter la bienvenue à toutes les personnes présentes et souhaiter que, tout au long de la saison soit vécu, dans toutes nos rencontres, l'esprit de la maison : « En nous référant à la parole du Christ « Aimez-vous les uns les es comme je vous ai aimés », sachons être accueillants, être attentifs à ceux qui viennent pour la première fois, h04 ns nous respecter, nous entr'aider. Que chacun et chacune puisse vivre ce que l'une d'entre vous m'a dit au cours de la saison passée : « Je suis contente quand je viens là. Je respire ! » ».
Espérons que les ateliers divers, qui ont commencé le 30 septembre et sont prévus chaque semaine, seront aussi des occasions de rencontres amicales et qu'ainsi, tout au long de la saison nouvelle puisse se maintenir, se consolider, se développer notre communauté autour d'une identité qui, soulignons-le, ne peut être authentique et épanouissante qu'en étant ouverte aux autres !
Gwir Vretoned, tud a galon, war zaù !
Da gana gloar da Breiz hor bro,
Ha da ziwall tenzor é youankiz,
Ar yez, ar peoc'h hag ar frankiz
Franséz Er Hemenér, person Bretoned bro Pariz. 10/10/02