| BRUNO |
Comment es-tu arrivé à la Mission Bretonne ? En fait j'y suis venu pour la danse. J'y suis venu parce que je connaissais des gens qui y venaient. Et puis qui m'ont dit « tu devrais venir ». En fait je suis venu pour le bar. Ensuite en fest-deiz j'étais très très embêté parce que j'avais du mal à danser donc je me suis inscrit au cours de danse. Et puis de fil en aiguille je me suis retrouvé un peu plus présent ici jusqu'à intégrer le Conseil d'Administration y'a je n'sais plus combien d'temps, quatre ou cinq ans maint'nant, déjà. Et puis à faire d'la programmation, pas mal de choses. A faire la cuisine aussi. (...) Motiver nos adhérents c'est pas toujours facile non plus. Parc'que les gens ils viennent avec un esprit très très consommateur et puis pas forcément l'esprit ouvert. Quand ils vont voir des concerts, c'est les valeurs sûres, c'est Johnny. Pour ce qui est de la matière bretonne c'est plutôt Tri Yann, Stivell, Gilles Servat, Denez Prigent maintenant. Les gens n'ont pas la curiosité d'aller voir d'autres gens qui sont de parfois de très grande qualité mais qui sont nett'ment moins connus. Donc on a du mal à faire venir des gens, même nos adhérents là-d'sus. (...) J'ai une émission sur une radio qui s'appelle Radio-Pays, Radio-Bro en breton. C'est une radio associative qui regroupe les Bretons, les Flamands, qui n'sont pas forcément roses, les Alsaciens, les Corses, les Occitans, les Basques et les Catalans. Chaque communauté a son temps d'antenne. (...) L'émission que j'anime là-bas (...) s'appelle Kejadenn ce qui signifie « rencontre ». Des rencontres, ça peut être du cinéma, de la musique, la politique, l'éducation - on a fait une émission sur Diwan y'a pas très longtemps-, la bouffe. Ça peut aussi sortir du thème breton. (...) On est pas forcément là non plus pour faire que du brito-centré. |
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