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Je viens le mardi, je suis sonneuse , et le mercredi pour les cours de breton. Je suis sonneuse et je suis bretonnante. Même en étant au cours de quatrième année, je ne prétends pas encore bien parler cette magnifique langue qu'est le breton. Cela fait depuis 1999 que je viens à la Mission Bretonne (...) et c'est donc ici que j'ai rencontré mon mari, comme beaucoup de gens, parce que c'est connu que la Mission c'est aussi un haut lieu de drague, particulièrement dans les fest-deiz. Ce sont des gens simples, ce sont des gens qui ne sont pas des frimeurs et qui sont ici parce qu'ils ont des intérêts communs. Donc, tout part de là. La Mission agit comme le point de rassemblement, le point central où on se rencontre et où on établit des contacts. Il ne s'agit pas d'apprendre la langue bretonne comme on apprend le latin. Il faut la parler, la vivre au quotidien. Il faut la parler à ses enfants, il faut la parler à ses amis. Avec des gens qui sont ici ce soir, lorsque nous nous rencontrons dans la vie civile et que l'on se fait une bouffe ensemble ou que l'on s'appelle au téléphone, on se parle en breton dans la continuité de ce que l'on fait ici, ça c'est extraordinaire ! Il y a plein de choses qui germent à la Mission Bretonne. Il y a plein de groupes musicaux qui se sont rencontrés ici, moi j'ai rencontré mon mari, maintenant on est sonneurs en couple, on constitue un groupe, un couple de sonneurs à lui tout seul et on tourne professionnellement et c'est à la Mission que l'on s'est rencontré et puis parallèlement, il y a plein de choses qui se trament ici, c'est extraordinaire, c'est le point de rencontre de tous les bretons de Paris. |
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