|
En ce moment je suis animateur de l'atelier cornemuse. J'assume cette fonction depuis un an, depuis septembre dernier. Ce qui m'a amené à Paris, ce sont mes études. Il a fallu s'exiler, partir de la Bretagne et rejoindre la capitale. Seulement, je ne voulais pas arrêter net la cornemuse, donc j'ai essayé de trouver des associations bretonnes au cœur de Paris, pour justement m'entraîner, ne pas perdre mon niveau et pour former des personnes. Avant j'étais formateur à l'école de formation de Pontivy. Donc durant trois ans j'ai animé des stages dans des conservatoires à Lorient et après mes études en Bretagne, il a fallu que j'aille à Paris et donc je voulais rester dans la racine bretonne, c'est ce qui m'a amené vers la Mission Bretonne. Cest pour cela que je suis ici. J'ai deux niveaux, je forme les débutants, des gens qui n'ont aucune expérience dans la cornemuse, qui peuvent avoir fait d'un autre instrument avant. Je donne deux heures de cours, et j'ai deux groupes de cinq à six personnes chacun. Le plus jeune de mes élèves a onze ans, le plus âgé, la cinquantaine, ce mélange est très enrichissant. C'est très enrichissant pour un animateur d'avoir des personnes d'âges différents, de milieu différents, chacun trouve une unité avec la musique, c'est assez intéressant de travailler comme cela. La cornemuse est un instrument ecossais. Maintenant, on le voit dans différentes régions, dans différents pays, un peu partout dans le monde, sous différentes versions. Celle dont je joue, c'est la grande cornemuse, la cornemuse des Highlands, c'est une région d'Ecosse. Mais il existe d'autres cornemuses à travers la France, à travers l'Amérique, l'Espagne. Beaucoup d'instruments sont dérivés de la cornemuse. Je ne me consacre qu'à la cornemuse Ecossaise, elle est jouée partout dans le monde. Il y a des pipe-bands à Tokyo, aux Etats-Unis, au Canada, en Nouvel Zélande, en Australie, en Irlande, en Espagne. Ce qui est bien c'est que le fait de jouer d'un instrument peut-être fédérateur, rassembler énormément de gens et différents pays, sans qu'il y ait une communication linguistique, mais une communication instrumentale. La cornemuse est un instrument très riche culturellement. Avec le regain de la musique celtique, il y a une certaine influence qui permet à la musique bretonne de se développer, ce qui fait que la musique celtique, qui est très riche, est représentée partout dans le monde. Ce qui fait que l'on voit aussi la cornemuse. Il y a plusieurs répertoires, il y a du breton, il y a l'écossais. On peut jouer de l'irlandais. On joue généralement des danses, des musiques à danser. Les styles de musique s'accordent aux différents types de danses. Il y a différentes manières de jouer des aires suivant le répertoire. Si c'est écossais, breton, si c'est galicien. Il y a une cornemuse qui s'appelle la gaïta en Galice, cornemuse qui a ses airs très affirmés. Les arts bretons partent du chant. La musique instrumentale est arrivée plus tardivement. On a commencé à avoir des sonneurs en Bretagne fin 19ème siècle. A ce moment, il y a une adaptation instrumentale qui s'opère, avec pour base le chant. Le chant avait un thème propre, assez standard et beaucoup de musiciens avec leurs instruments, ont réussi à arranger ces airs là, à créer des variantes, à enrichir la culture. Au départ, c'était le chant et après les instruments sont venus. Les instruments ont de grandes qualités et de grandes capacités. |
|
|
|