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Dis-moi Loïc ce qui t'amène à la Mission Bretonne ? Les jolies filles. C'est une bonne raison ! Seulement je n'ai pas de chance, il n'y en a pas beaucoup… Ca commence bien, ça finit mal ! Ce qui m'amène à la Mission Bretonne c'est la musique, la danse. Je viens en général pour les fest-deiz et quand il y a des concerts. Je ne viens pas quand il y a des ateliers. Je suis adhérent à la Mission, mais je ne vais pas plus loin. Je viens pour rencontrer des gens, retrouver une certaine convivialité. C'est un endroit un peu magique, hors du temps, hors de ce que l'on voit habituellement dans la ville. On s'imagine un peu ailleurs quand on arrive ici, pas forcément en Bretagne, évidement, parce qu'il manque la mer, les mouettes et les rochers, les champs de choux et d'artichauts. Qu'est-ce qui fait que tu t'investisses comme cela ? C'est le fait de retrouver des gens, une musique et des danses que
j'aime. Pas les gens forcément, parce qu'il y en a que je n'aime pas
évidement. Il y en a d'autres que j'aime et dans d'autres milieux
aussi. Pour nous rafraîchir peut-être ? Pour nous rafraîchir, en ce moment cela nous fait du bien, mais en hiver, quand il fait moins cinq, ça rafraîchit un peu moins. On ne peut pas dire que je m'investisse beaucoup à la Mission, parce que en général, je ne viens que le dimanche, quand il y a les fest-deiz pour m'occuper du bar et parfois à certains concerts quant ils m'intéressent. Je suis venu ici par rapport à la musique et à la danse, comme je suis vraiment dans le milieu de la musique traditionnelle à Paris. Donc il y a d'autres endroits où je vais par rapport à cette musique traditionnelle. Je m'occupe d'une association ailleurs dans Paris qui organise des bals une fois par mois, comme ici. Cette association s'appelle « La Bourrache » comme la plante. C'est la musique traditionnelle Française ou celle d'ailleurs aussi. On organise des bals folk tous les 3èmes vendredis de chaque mois et on a un atelier aussi une fois par semaine, le mardi soir. Cela se passe à la MJC de Belleville. C'est un atelier de danse traditionnelle, très élargi sur toutes les danses, surtout des régions de France.(...) Cela fait 25, 30 ans que je traîne dans le milieu et voilà, je me suis investi par rapport à mon goût du traditionnel et du vivant. A la Bourrache on fait venir des groupes de Paris ou de province si on a les moyens. Le vendredi soir c'est de 20 h 30 à 1 heure du matin. Je suis responsable de l'organisation des bals. Nous sommes moins nombreux qu'à la Mission Bretonne. Nous avons une centaine d'adhérents. Par rapport à la Mission Bretonne, as-tu un souhait ? Qu'il y ait de la climatisation été comme hiver. Surtout l'été ! Non. Il y a moins de monde par rapport à une certaine époque. Quand j'ai commencé ici, il y a une vingtaine d'années, il y avait beaucoup plus de monde dans les fest-deiz. Par contre les ateliers ont augmenté. Avant il n'y avait des ateliers qu'un ou deux soirs par semaine. Maintenant, c'est tous les soirs qu'il y a des ateliers. Pourquoi y a-t-il plus de gens qui viennent aux ateliers et moins aux fest-deiz ? C'est vrai que la salle est petite, quand il y a trois cents ou quatre cents personnes ici pour danser, c'est dur de danser. Le souhait serait de trouver une salle plus grande pour les fest-deiz, pour qu'il y ait plus de monde. Enfin je retrouve une espèce de convivialité même si elle est un peu différente par rapport à avant. (...) Avant, après les fest-deiz, on se retrouvait tous pour aller manger dans le coin et on continuait à faire la fête jusqu'à tard le soir. C'est une ambiance que je ne retrouve plus maintenant. (...) C'est le seul regret que j'ai par rapport à ce que j'ai connu avant. (...) Cela me permet de découvrir des musiciens, des groupes que je ne connais pas forcément. Les musiciens qui sont à Paris, je les connais presque tous, mais pas les groupes de Bretagne. (...) Un autre point positif, c'est que le bagad est nettement meilleur qu'avant. Je ne suis pas bretonnant, je suis ... un souvenir de Bretagne. |
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